Les différences entre mal endettement et surendettement
La plupart des gens ont recours au rachat de crédit lorsqu’il se trouve dans une situation de surendettement ou de malendettement, or les deux ne sont pas à confondre. Il y a en effet une nuance entre « malendettement » et « surendettement ». Ces mots sont parfois mal interprétés ou mal utilisés.
Le malendettement est un terme apparu en 2007. C’est un médiateur de la République, Mr Jean-Paul Delevoye qui créa ce mot. En effet, il fut désigné pour effectuer une étude concernant les habitudes des ménages face au recours au crédit et empreints. Son analyse est simple : arrêter de jeter la pierre sur les organismes de crédit et responsabiliser l’emprunteur. Pour lui, à 40 % le problème d’endettement des ménages est causé par une gestion superficielle des finances.
Le terme « malendettement » qualifie les individus qui sont mal à l’aise face à la situation financière dans laquelle ils se trouvent, au sens psychologique. Cette gêne vient du fait que l’emprunteur ait souscrit trop de crédits ou parce qu’il a mal entrepris les démarches. Dans l’un ou l’autre des cas, ce sont des crédits à moyen terme, contracté de façon rapide et sans considération.
Par contre, le terme « Surendettement » est légal. C’est un mot qui revient beaucoup dans les documents officiels, et précisément dans le code de la consommation. Il est défini par l’article L.330-1 : « la situation de surendettement des personnes physiques est caractérisée par l’impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l’ensemble de ces dettes non professionnelles exigibles et à échoir. L’impossibilité manifeste pour une personne physique de bonne foi de faire face à l’engagement qu’elle a donné de cautionner ou d’acquitter solidairement la dette d’un entrepreneur individuel ou d’une société caractérise également une situation de surendettement. » En termes simples, le surendettement est inaptitude de l’emprunteur à faire face à l’ensemble de ces crédits.
Les principales différences entre le « malendettement » et le « surendettement » résident entre l’impossibilité réelle de remboursement et le fait que la situation puisse être corrigée via une action telle que le rachat de crédit. À noter que l’incapacité d’honorer ses engagements résulte bien souvent, dans 75 % des cas, des accidents de la vie. À savoir, un problème de santé, un divorce ou un accident de la route. Ceci empêche l’emprunteur de travailler et le prive donc une partie de ses revenus, ainsi son habilité à rembourser se trouve réduite.